Frédéric Mion, directeur de Sciences Po, dans l’amphithéâtre des futurs locaux de l’institut.
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Les 198 étudiants du campus de Poitiers faisaient hier leur rentrée dans les futurs locaux qu’ils occuperont à partir de décembre.

 

C’est une très grande joie pour moi de vous retrouver aujourd’hui pour cette première prise de contact. » C’est ainsi que Frédéric Mion, directeur de Sciences Po, s’est adressé hier aux étudiants spécialement apprêtés de cette 18e promotion, rappelant toutefois qu’il n’était pas venu « célébrer un succès mais plutôt inaugurer le commencement d’une aventure ».

Une semaine d’intégration sur les chapeaux de roue

 

A la mairie, où étaient organisés les discours solennels, les représentants des collectivités et de l’université se sont succédé pour inviter les nouveaux arrivants à « s’impliquer dans la vie locale »« se mélanger aux 30.000 étudiants que compte le campus de Poitiers » et « renforcer par leur présence l’attractivité de la ville ». Pascale Leclercq, directrice de Sciences Po Poitiers est, quant à elle, « ravie de cette promotion prometteuse ». Après un discours très applaudi entamé en espagnol, elle a tenu à remercier ses étudiants de deuxième année pour l’accueil qu’ils ont dispensé aux nouveaux venus.

Parmi eux, Irène, 17 ans, a quitté Toulouse pour intégrer l’institut, dans l’objectif de travailler plus tard en droit international. Elle a été attirée par la pluridisciplinarité du contenu pédagogique, un des grands principes revendiqués par l’institut. À ses côtés, Maria, franco-espagnole, arrive de Valence où elle a étudié dans un lycée français. Elle voit dans Sciences Po la possibilité de « continuer ses études universitaires en développant son activisme féministe ».

Que se passerait-il si Trump décidait de lancer une intervention militaire sur le Venezuela de Maduro, ou si le Nicaragua devenait une dictature ? Dès demain, les étudiants de première année entreront dans le vif du sujet avec une toute nouvelle introduction imaginée par Kévin Parthenay, responsable pédagogique de l’institut. En trois jours, ils vont devoir travailler en groupe à la résolution d’un grand conflit international multifacteur. Diagnostic, propositions, négociations : « ils vont devoir aborder de nombreux aspects et s’initier à la méthodologie ». Jusqu’à vendredi où ils pourront enfin se détendre lors d’un week-end d’intégration autour de Poitiers.

Rentrée de Sciences Po à Poitiers : “Bienvenidos a todos”