Nouvelle République | A Sciences Po Poitiers, le déménagement c’est maintenant

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A Poitiers, Sciences Po tourne une nouvelle page de son histoire commencée en 2001 dans des locaux provisoires au 13 place Charles-de-Gaulle. « Ils étaient dans une ancienne galerie commerciale », se souvient Sylvain Rochas, responsable technique à l’école. Depuis 2004, les étudiants ont pris ensuite leurs habitudes à l’Hôtel Chaboureau, toujours à proximité de l’église Notre-Dame.

250 étudiants à l’avenir

Ils ne reviendront pas dans cette bâtisse au charme discret à leur retour de stage à l’étranger à la fin du mois puisque le déménagement du campus euro-latino-américain dans les murs de l’école de commerce de Poiters rue Jean-Jaurès a démarré hier. « Il pourrait durer jusqu’à samedi matin », pronostique l’ingénieur de formation.

Arpentant les trois niveaux du bâtiment, un bataillon de spécialistes empile cartons, meubles, matériel ou livres dans des véhicules utilitaires estampillés « Les Gentlemen du déménagement ». « Tout ou presque va resservir sur le futur site, indique encore Sylvain Rochas, épaulé par son collègue régisseur Emmanuel Lutigneaux. Le mobilier de l’amphithéâtre, en bon état, devrait être réutilisé par l’Université. »
Si Sciences Po bouge, c’est pour voir plus grand. La surface d’accueil sera triplée avec 2.800 m2 contre 900 m2 et l’amphithéâtre comptera 140 places. « On pourra accueillir au moins 250 étudiants au lieu de 190, précise Sylvain Rochas. Ils bénéficieront d’une cafétéria, d’espaces de travail en commun, d’une salle de répétition pour la vie artistique, la musique, le théâtre… »

La visite du président de l’Équateur

Dès lundi prochain, l’équipe administrative, la directrice Pascale Leclercq en tête, sera à pied d’œuvre rue Jean-Jaurès. Mais que deviendra l’Hôtel Chaboureau, propriété de l’Université, situé à un emplacement privilégié ? « On y a vécu de grands moments comme la visite du président de la République d’Équateur Rafael Correa dont la fille était élève chez nous », raconte notamment Sylvain Rochas. C’était en 2014.